Ménétréol, Mémoires pour Demain
un manque d'eau de qualité...
les textes et certaines illustrations sont en partie issus d'un travail de fin d'études réalisé par Mme Solange Tournefier qui nous a transmis son travail, merci à elle !
Les communes de Ménétréol et de Thauvenay se retrouvent dès le début du XXème siècle devant de graves difficultés d’alimentation en eau potable, tant en quantité qu’en qualité…les puits et fontaines sont bien insuffisants pour la consommation des habitants qui doivent bien sûr économiser l’eau !
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les fontaines de Thauvenay dans leur état actuel... |
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On connait les déboires de l’essai de captage de la source de Fontenille…
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Thauvenay est à cette époque dans une situation comparable : |
- quantité d’eau insuffisante, |
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- eau régulièrement souillée donc dangereuse à boire |
« le docteur Menguy affirme que pendant les années 1939-1940 une dizaine de cas de fièvres typhoïdes très graves se sont déclarés dont deux cas mortels… » « le Maire rappelle au conseil qu’à la suite de plusieurs cas de fièvre typhoïde dont deux mortels subvenus à Fretoy depuis trois ans, le service de l’hygiène a fait procéder à des analyses d’eau dont les résultats ont été défavorables. » Conseil municipal de Thauvenay |
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Le préfet a alors décidé qu’il fallait prendre les mesures suivantes : |
- fermeture de la fontaine de Fretoy afin qu’on n’y puisse plus plonger de récipients malpropres et pose d’une pompe, |
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- évacuation au moyen d’un caniveau cimenté des eaux stagnantes en bordure de la route traversant Fretoy pour qu’elles ne risquent plus de contaminer les puits. |
Contrairement à l'aspect actuel de cette fontaine, les travaux n’ont pas été effectués à l’époque pour des raisons de financement et parce qu’on a considéré que cette fontaine était d’une grande utilité pour abreuver le bétail appartenant aux habitants de Frétoy !
Thauvenay envisage alors l’utilisation de la source de la Belle Fontaine située dans les bois qui surplombent Thauvenay.

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En août 1941 le sous-directeur du laboratoire de géologie du Museum accompagné de deux fonctionnaires du Génie rural et d’une représentante du Service d’hygiène vient examiner la source. Il conclut à son utilisation en vue de l’adduction projetée, il insiste notamment sur la nécessité d’un tel travail devant la fréquence des cas de fièvre typhoïde dans la Commune. |
« si l’adduction d’eau ne se faisait pas, tous les problèmes que pose l’insalubrité des fontaines et de certains puits n’en serait pas moins à résoudre au prix de très gros frais et ce, notamment pour le village de Frétoy et le puits de la mairie. Pour ce dernier il est tout à fait à craindre que le voisinage du cimetière et la pente naturelle du terrain qui en descend le rende désormais inutilisable. Or on ne pourra laisser longtemps sans eau l’école attenante et le logement de l’instituteur. » Conseil municipal de Thauvenay, 12 avril 1942 |
Le 8 février 1942, « le Maire donne connaissance au Conseil du projet d’adduction d’eau qu’il a reçu de Mr l’Ingénieur en chef du Génie rural ».
Le projet est rapidement discuté : pourquoi n’y-a-t ’il pas de filtration préalable à la stérilisation ? pourquoi ne pas alimenter les écarts ? le montant des travaux dépasse très sensiblement les chiffres prévus et il va falloir vendre l’eau à raison de 5fr le m3 au lieu de 3.50fr…
Comme l’avait fait la commune de Ménétréol en 1928 , la commune de Thauvenay se retourne vers la ville de Paris pour utiliser l’eau des captages du val, sans plus de succès que Ménétréol... :
Un nouveau projet d’adduction basé sur l’utilisation de l’eau du val est alors dressé par le Génie rural, et le 2 mars (?) 1942 les conseillers votent la création de ressources nécessaires. Ce projet ne verra pas le jour, en 1943 les trois communes voisines (Ménétréol, Thauvenay mais aussi Saint Bouize) sont aussi en recherche d’une alimentation en eau dite potable; en septembre 1943 le service du Génie rural, en charge des différents projets, propose de les regrouper en un seul .